Programme du Parti Social Démocrate Afghan

Introduction

Notre prestigieux pays, l'Afghanistan, a connu, au cours de son histoire des gloires et des souffrances. Dans les moments sensibles de l'histoire, notre peuple héroïque a lutté avec bravoure pour préserver son indépendance, pour défendre ses valeurs nationales et pour sauvegarder l'intégrité territoriale du pays. Il a toujours conservé un esprit d'indépendance. La liberté individuelle, l'indépendance nationale, la démocratie et la justice sociale sont parmi les valeurs les plus anciennes de cette nation. Avec l'arrivée de la sainte religion de l'Islam ces valeurs ont été renforcées.

Lorsque dans les années 1960 les activité politiques ont été autorisées en Afghanistan, le Parti Social Démocrate Afghan (Nation Afghane) a été fondé, comme réponse à une nécessité sociale, le 8 mars 1969 par un certain nombre de personnalités de stature nationale.

S'inspirant de l'histoire de l'Afghanistan, ce parti a défini comme ses principaux objectifs l'indépendance, l'intégrité territoriale, l'Islam, la promotion de la nation, l'unité nationale, la démocratie, le progrès et la justice sociale. Ces objectifs ont été inclus dans le programme du parti qui a été publié en 1973. Dans les années 1960, le retard économique, un injuste partage des richesses nationales et la faiblesse de la démocratie politique apparaissaient comme les plus grands problèmes de l'Afghanistan. Aussi, la lutte contre ces difficulté a-t-elle été pour beaucoup dans la définition du nom et du programme du parti.

Le coup d'Etat communiste dans le pays, l'invasion soviétique et, après elle, les guerres entre les organisations de résistance ont augmenté les difficultés politiques, économiques et sociales. De même, au niveau mondial de grands changements politiques, sociaux, économiques et idéologiques sont intervenus. Tous ces changements ont conduit le PSDA à réviser son programme et à réexpliquer ses valeurs en les comparant à celles d'autres idéologies afin que nos compatriotes puissent connaître les objectifs de ce parti. C'est dans ce but qu'a été rédigé ce programme en trois parties qui présente les valeurs politiques, économiques et sociales du parti, ainsi que les arguments qui les sous-tendent.

Affaires politiques

Nature et identité de l'Etat

L'Afghanistan est un pays libre, afghan et islamique. Le PSDA s'opposera fortement à toutes les organisations qui nuisent à l'indépendance de l'Afghanistan.

Au cours des dix-sept dernières années une certain nombre de partis politiques et d'organisations ont porté atteinte à l'indépendance de l'Etat où avancé des propositions de fédération et de confédération avec d'autres pays. Le PSDA insiste sur l'indépendance de l'Afghanistan et refuse la constitution de fédération ou de confédération avec quelque pays que ce soit. De même que les afghans sont prêt à se sacrifier pour la sauvegarde de l'indépendance de l'Afghanistan, nous sommes certains que dans ce domaine ,ils soutiennent les positions et les luttes continues du PSDA.

L'Afghanistan est un Etat afghan. C'est Sa Majesté le roi Ahmad Chah qui a fondé cet Etat. Différentes ethnies vivent en Afghanistan. Même si les Pachtounes constituent l'ethnie la plus grande du pays, le PSDA soutient fermement que tous les afghans ont des droits et des devoirs égaux sans aucune discrimination ethnique, linguistique, raciale, géographique ou religieuse. Le PSDA considère que tout citoyen d'Afghanistan qui remplit les conditions légales, et sous réserve qu'il ne formule aucun doute sur l'identité afghane de l'Etat, a le droit de se porter candidat aux fonctions dirigeantes de l'Etat. Il accorde le droit, à toutes les ethnies de l'Afghanistan, de promouvoir leur langue mais reconnais seulement le pachto et le dari comme langue officielles et le pachto comme langue nationale de l'Afghanistan, confirmant en cela la position de la constitution de 1964.

En plus de son identité afghane, l'Afghanistan a aussi une identité islamique. Pratiquement cent pour cent des citoyens du pays sont musulmans. L'Islam influence divers aspects de la vie du peuple. Le PSDA considère que toute entité politique dans le pays doit reconnaître le rôle de l'Islam dans la société et en politique. Depuis sa création, le PSDA a reconnu, avec sérieux et permanence, le rôle de la sainte religion de l'Islam dans la société et en politique et considère la défense de l'Islam comme une tâche importante. Aujourd'hui encore, le PSDA soutien le rôle de l'Islam dans la société et en politique, mais ne permets pas que des individus ou des groupes puissent se servir du saint nom de l'Islam pour des intérêt illégitimes. Bien que l'Islam reconnaisse le régime républicain et un gouvernement élu certains groupes islamistes n'acceptent pas un gouvernement choisi par le peuple et n'accordent le droit de gouverner qu'à leurs propres organisations ou à une couche spécifique. Le PSDA reconnaît à tout groupement politique le droit d'obtenir le consentement du peuple pour gouverner mais considère que nul n'a le droit de gouverner contre la volonté du peuple. Il ne voit aucune contradiction entre l'Islam, la démocratie, la souveraineté nationale et un gouvernement élu par le peuple. Il appelle gouvernement Islamique le gouvernement qui applique la charia. Il considère la fiqh hanéfite comme référence du système judiciaire dans le pays. En dehors des communistes, tous les gouvernements de l'Afghanistan ont été des gouvernements islamiques car la charia a toujours prévalu en Afghanistan et les tribunaux s'appuyaient sur la fiqh hanéfite. Les constitutions de 1933, de 1964 et de 1977 sont, à cet égard, parfaitement explicites.

Le PSDA rejette l'idée d'un système fédéraliste dans la situation de l'Afghanistan et défend une administration unique et centralisée. Il soutient la constitution d'une entité nationale. L'entité nationale ne peut être créée que si les citoyens du pays se considèrent comme membres de la société afghane et lui soient fidèles sans distinction linguistique, ethnique et géographique. Le PSDA insiste sur l'identité afghane de la société et de l'Etat en Afghanistan.

Souveraineté nationale et démocratie

Après la souveraineté du Seigneur Absolu, le PSDA croit en la souveraineté de la nation. Il ne reconnaît la souveraineté d'aucun individu, aucune famille ni groupe particulier. Il rejette le pouvoir héréditaire. De même, le PSDA refuse de limiter l'exercice du pouvoir à un groupe quelconque sous quelque prétexte que ce soit. Il ne reconnaît que la souveraineté nationale et insiste sur le fait que la direction politique du pays doit être désignée par le peuple et doit s'exercer selon la volonté populaire.

La souveraineté nationale est le fondement de la démocratie. La réalisation de ce principe peut revêtir diverses formes. Le PSDA donne sa préférence à la démocratie parlementaire, mais si le chef de l'exécutif est désigné non par le parlement mais par le suffrage universel direct, le parti ne s'y opposera pas. De même, le PSDA soutient la représentation proportionnelle pour les élections parlementaire mais il demande que les partis qui obtiennent moins de cinq pour cents des suffrages ne soient pas représentés au parlement car la présence de nombreuses petites structures au parlement nuit à la stabilité politique. Bien que nous préférions la représentation proportionnelle, nous ne nous opposerons pas à un scrutin par circonscriptions.

Partis politiques

Le PSDA croit fermement en la démocratie politique. Selon lui, la démocratie politique nécessite des partis politiques. Nous ne connaissons aucune démocratie dans le monde qui ne s'exerce à travers les partis politiques. Notre époque est celle où les questions fondamentales sont réglées d'après l'opinion du peuple et les décisions démocratiques nécessitent l'approbation de la majorité des citoyens du pays. Selon nous, le point de vue de la majorité s'exprime seulement après que les partis politiques aient pu s'exprimer et agir dans le pays. Les partis politiques doivent déterminer les problèmes importants du pays et proposer des solutions alternatives. Ils doivent argumenter leur propositions, montrer les forces et les faiblesses des différentes alternatives et obtenir une majorité au parlement. Ils doivent élaborer des lois conformes au vœu de la majorité. Le pouvoir exécutif doit avoir les moyens de faire appliquer ces lois.

Il arrive que des partis politiques se servent de la démocratie pour détruire la démocratie. Le PSDA croit que de telles organisations ne doivent pas être autorisées à utiliser la démocratie pour détruire la démocratie. La démocratie doit pouvoir se défendre. Il insiste sur le fait que les organisations qui ne croient pas en la démocratie, qui ne sont pas fidèles à l'indépendance, à l'intégrité territoriale et à l'unité nationale de l'Afghanistan, qui ne reconnaissent pas l'Islam ne doivent pas être autorisées à exercer librement une activité politique. Déterminer quelle organisation reconnaît l'Islam et la démocratie, qui est fidèle à l'Afghanistan, relève de la décision d'une autorité indépendante et impartiale et non d'organisations politiques. Le PSDA pense que l'on doit interdire les activités d' organisations qui ne reconnaissent pas la démocratie et s'oppose à l'Islam dans un cadre légal. Si de telles activités ne sont pas endiguées par la loi, il est probable qu'elles créeront de l'instabilité politique dans le pays.

Les droits des individus

La démocratie est une manière juste de régler des différends sociaux et politiques. En démocratie, le groupe qui obtient la majorité des suffrages, a le droit d'exercer le pouvoir et les valeurs de la majorité doivent être les valeurs dominantes. Toutefois, certains droit individuels et collectifs doivent être protégés même du gouvernement de la majorité. La majorité ne doit pas pouvoir violer certains droit des individus et des minorités. Le PSDA exige de tous le respect de l'Etat mais exige aussi qu'il y ait un équilibre sain entre la fidélité à l'Etat et les droits individuels.

Pour le PSDA les droits ci-dessous sont totalement protégés : liberté d'expression, liberté de voyager à l'intérieur et à l'extérieur du pays, liberté de résidence en n'importe quel point du territoire, liberté de travailler à l'intérieur et à l'extérieur du pays, liberté du culte, le droit des individus à être protégés, l'inviolabilité du domicile, le crime étant un acte personnel - la non poursuite d'une personne pour le crime commis par un autre, etc.

Les systèmes politiques qui ne garantissent pas un équilibre sain entre les droits individuels et la fidélité à l'Etat se transforment très vite en dictature. En Afghanistan, les communiste et, aujourd'hui, les soi disant organisations islamistes non seulement n'accordent pas la priorité à l'équilibre entre les droits individuels et la fidélité à l'Etat, mais ils ignorent totalement les droits individuels. A notre avis, c'est le premier pas vers la dictature. Le PSDA lutte fermement contre la dictature et pour la protection des droits individuels.

Associations non gouvernementales

Le PSDA soutient, parallèlement à la protection des droits individuels, le développement d'associations économiques, sociales et professionnelles non gouvernementales. Selon nous, le développement d'organismes non gouvernementaux est très important pour le développement de la démocratie. Les sociétés dans lesquelles les organismes sociaux, économiques et professionnels sont entre les mains de l'Etat, limitent fondamentalement les droits individuels et tuent la démocratie. C'est pour cette raison que le PSDA soutient la constitution et le développement d'associations de théologiens, d'écrivains, d'ingénieurs, d'enseignants, de paysans, de médecin, de petits commerçant, d'artistes et autres. L'expérience a montré que dans la société, l'existence d'organismes indépendants et non gouvernementaux aide à lutter contre la dictature de l'Etat et pour le développement de la démocratie.

Les réfugiés afghans

L'invasion de l'Afghanistan par l'URSS a été une catastrophe historique. A la suite de cette catastrophe plus de cinq millions d'afghans se sont réfugié au Pakistan, en Iran et dans d'autres pays. Avec la restauration de la paix, une majorité des réfugiés qui se trouvent au Pakistan et en Iran retourneront au pays, mais il est probable que ceux installés dans les pays arabes, en Turquie, en Europe, en Amérique, au Canada et en Australie ne retourneront pas tous en Afghanistan. Cette possibilité crée un grave problème. Les relations de l'Etat afghan avec ces réfugiés qui ont quitté le pays suite à l'agression soviétique ou à cause de certaines fractions anti-culturelles doivent être restructurées. En Afghanistan, certains groupes politiques ont une attitude négative vis a vis des afghans réfugiés en occident et s'opposent, pour des raisons culturelles, à l'établissement de liens étroits entre l'Afghanistan et les réfugiés afghans. Le PSDA pense que cette attitude n'est pas justifiée et qu'elle dessert les intérêts du pays. Il pense que l'Etat doit s'efforcer d'établir des liens étroits entre l'Afghanistan et les réfugiés afghans. L'Etat afghan doit encourager les réfugiés à rentrer au pays, ou, tout au moins, à s'y rendre pour visiter leurs familles et faire du tourisme. De même les réfugiés fortunés doivent être encouragés à investir en Afghanistan, à renforcer les liens économique entre l'Afghanistan et leur pays de résidence. L'Etat doit offrir des facilité de voyage et de visa pour les réfugiés afghans. Ce type de relation évitera que nos réfugiés deviennent des étranger et aura une influence positive sur l'économie du pays. Après que l'invasion soviétique ait contraint les afghans à émigrer, les réfugiés ont montré à maintes reprises leur attachement et leur fidélité à la mère patrie. Le PSDA exige que l'Etat afghan offre toutes les facilités pour maintenir des liens forts entre les réfugiés et leur patrie.

Politique étrangère

L'indépendance de l'Afghanistan, son intégrité territoriale et la souveraineté nationale sont des valeurs importantes du PSDA pour qui ces valeurs priment sur tout autre considération. La politique étrangère du parti vise à préserver ces valeurs. Le PSDA évalue les relations avec les autres pays sur la base de la non ingérence dans les affaires intérieures des autres. Il souhaite l'établissement de relation amicales avec tous les pays et surtout avec les pays voisins. Les pays voisins ont pris une part active dans la défense de l'Afghanistan lors de l'invasion soviétique mais, après la libération, ils ont aussi participé à la destruction de notre pays. Pour cette raison, le peuple d'Afghanistan est mécontent des pays voisins, mais le PSDA souhaite des relations étroites d'amitié avec ces pays. Cette amitié ne peut se concrétiser que lorsque nos voisins auront cessé d'intervenir dans nos affaires intérieures.

Le PSDA est partisan de relations amicales avec tous les pays islamiques. Nous avons des liens religieux, culturels et historiques avec le monde musulman et nous espérons que certains pays islamiques riches prendront une part importante dans les projets de reconstruction de l'Afghanistan, mais nous ne permettrons à personne d'intervenir dans nos affaires intérieures.

Le PSDA souhaite des relations amicales avec le monde occidentale qui a beaucoup aidé la résistance afghane. Il espère qu'ils n'épargneront pas leur assistance dans les projets de reconstruction du pays.

Au niveau international, le PSDA soutient la charte de l'ONU. De même nous avons foi en la déclaration universelle des droits de l'homme. Nous voulons que les droits de l'homme soient respectés partout dans le monde et nous pensons que des sanctions doivent être imposées aux pays qui violent les droits de l'homme. De plus, le PSDA confirme le rôle de l'ONU dans le maintien et le renforcement de la paix.

Le PSDA souhaite un règlement pacifique des conflits dans le monde et plus particulièrement dans notre région. Les frontières de certains pays de la région ont été perturbées par l'intervention du colonialisme, ce qui a généré des conflits frontaliers profonds entre certains pays de la région, mais, bien que conscients de cette situation, nous pensons que les affrontements armés ne règlent pas les problèmes de manière satisfaisante. Non seulement ces affrontements obligent des pays pauvres à reporter des milliards de dollars de leurs budget de développement vers le budget de défense, ils donnent de plus l'occasion à d'autres puissance de s'immiscer dans les affaires de la région. C'est pour cela que le PSDA demande que les conflits entre les Etats de la région soient réglés à travers des pourparlers , que la course au armements soit arrêtée et qu'aucun pays ne s'immisce dans les affaires d'autres pays. Toutefois, si les pouvoirs régionaux ne veulent pas régler leur différends à travers des discussions, continuent la course aux armements et menacent la sécurité de l'Afghanistan, le PSDA soutiendra les programmes défensifs qui garantiraient l'indépendance et l'intégrité territoriale du pays. Au niveau internationale il poursuivra une politique d'amitié et de coopération avec d'autres pays dans la perspective d'une assistance mutuelle en cas de besoin.

Résumé

Parmi les valeurs politiques du PSDA, l'indépendance de l'Afghanistan, l'intégrité territoriale et la souveraineté nationale sont les valeurs les plus importantes sur lesquelles il ne transigera jamais. Il insiste sur l'identité afghane et islamique de l'Afghanistan. Nous voulons une administration unique et centrale et rejetons toute idée fédéraliste fondée sur la séparation entre les ethnies et des identités particulières.

Le PSDA soutient le rôle déterminant de l'Islam dans la société et dans l'Etat, il veut un système judiciaire basé sur la fiqh hanéfite. Pour nous seul un gouvernement désigné par le peuple lors d'élection libres est légitime. Notre parti est pour la démocratie. Sa préférence va à la démocratie parlementaire avec représentation proportionnelle.

Le PSDA considère que l'activité des partis politiques est indispensable à la démocratie mais refuse le droit d'action aux partis anti-démocratiques qui veulent utiliser la démocratie pour supprimer la démocratie.

Notre parti reconnaît les droits individuels que nul ne peut nier.

Nous somme pour la création d'organismes économiques, sociaux et professionnels que nous considérons comme indispensables pour le développement de la démocratie.

Le PSDA souhaite que les liens entre les réfugiés et l'Afghanistan restent permanents. Il veut des liens d'amitié avec tous les pays, surtout les pays voisin et les pays islamiques mais refuse toute ingérence dans les affaires intérieures de l'Afghanistan qu'il considère comme un acte hostile à notre peuple. Il souhaite le règlement pacifique des conflits entre Etats au niveaux mondial et régional, s'oppose à la course aux armements dans cette région et soutient les droits de l'homme dans le monde.

Affaires économiques

Le PSDA est partisan d'un système économique mixte en Afghanistan. Le système économique mixte comporte deux parties : secteur privé et secteur public.

Secteur privé

Le PSDA privilégie l'économie du marché. L'expérience a montré que l'économie du marché est plus efficace que tout autre système pour le développement économique. L'économie du marché repose sur la propriété et l'initiative privées. La propriété et l'initiative privée sont à la fois conformes aux principes de l'Islam et nécessaires pour la vitalité économique. Aussi, le PSDA estime-t-il qu'il est du devoir de l'Etat de protéger la propriété privé par des moyens légaux et que les forces de sécurité doivent concrètement mettre en œuvre cette protection. Au cours des quarante dernières années, l'atteinte à la propriété privée a porté du tort à l'économie de nombreux pays économiquement en retard. Afin de soutenir le développement de l'économie nationale, le PSDA estime que la tâche de l'Etat dans la protection de la propriété privée est particulièrement importante, mais s'il s'avère que la nationalisation d'un capital privé peut aider, de manière significative, l'économie nationale l'Etat a le droit d'acquérir ces capitaux au prix du marché. La nationalisation des capitaux privés ne doit jamais avoir des motivations politiques. C'est à dire que les individus ne doivent pas craindre la confiscation de leurs biens en raison de leur opposition au gouvernement.

Dans l'économie du marché la quantité, la qualité et le prix de biens de production sont déterminés par les lois de l'offre et de la demande. Même si nous reconnaissons à l'Etat le droit de garder le monopole de production et de commercialisation de certains biens, nous pensons que l'Etat ne doit recourir à cette possibilité qu'en cas de nécessité absolue et lorsqu'il n'y a pas de meilleures alternatives. Dans de nombreux pays économiquement en retard, y compris l'Afghanistan, les bureaucrates de haut rang abusent du monopole de l'Etat et ces monopoles deviennent le centre de corruption. C'est pour cette raison que le PSDA propose que les monopoles de l'Etat fassent l'objet de réévaluation périodiques après quelques années et que seuls les monopoles absolument nécessaires où la corruption n'existe pas soient autorisés à persister.

Secteur public

Le PSDA est favorable à un secteur public actif aux côtés d'un secteur privé fort. Le secteur public comporte deux parties : la production de bien par l'Etat et le rôle de l'Etat comme principal client du secteur privé. Nous croyons que le secteur privé est généralement plus efficace dans la production des biens, mais dans les pays économiquement en retard le secteur privé refuse d'investir dans les productions qui présentent un trop grand risque ou qui n'ont pas un marché stable. Ainsi par exemple l'Afghanistan possède d'importantes mines. L'exploitation de ces mines nécessitera probablement l'investissement de centaines de millions de dollars. Il est probable que le secteur privé ne voudra pas investir dans cette activité ou que cet investissement dépassera ses capacités, ou lui paraître dangereux. D'un autre côté, les mines constituent une importante richesse du pays, ne pas les exploiter risque d'affaiblir l'économie nationale. Dans ces conditions, le PSDA est favorable à l'investissement de capitaux publics dans le lancement de nouvelles industries et dans certains très grands projets. Lorsqu'une nouvelle industrie est suffisamment autonome pour être reprise par le secteur privé, nous proposons qu'alors l'Etat cède ces projets au secteur privé au prix du marché. Les capitaux ainsi récupérés devraient être réinvestis dans de nouvelles industries.

Le rôle de l'Etat en tant qu'acheteur de biens produits par le secteur privé est encore plus important. L'Etat peut ainsi moduler, à la hausse ou à la baisse, le niveau de l'activité dans le secteur privé. Aujourd'hui ce rôle de l'Etat est reconnu dans tous les systèmes d'économie mixte. Le PSDA pense que l'Etat doit augmenter sa participation dans les secteurs où l'activité économique est faible et qu'il doit la réduire là où l'activité du secteur privé est forte.

Le PSDA pense que l'économie de marché génère naturellement de fortes disparités dans le partage des ressources. Il appartient à l'Etat de prendre les mesures nécessaires pour réduire les disparités dans le partage des ressources nationales par le biais d'un système d'imposition progressif.

Stratégie de développement économique

L'Afghanistan est un pays très peu développé. La croissance économique rapide du pays figure parmi les principaux objectifs du PSDA. Le système économique, la stratégie économique de l'Etat et les efforts du peuple conditionnent une croissance économique rapide. Nous pensons que les gouvernements de l'Afghanistan ont le devoir d'expliquer avec clarté et dans le cadre d'un plan général, leurs stratégies en ce qui concerne le développement économique.

Le PSDA suivra les principes ci-dessous dans le domaine du développement économique :

1. Tenant compte des ressources humaines et naturelles du pays, la stratégie de développement économique de l'Afghanistan devra privilégier les industries dans lesquelles l'Afghanistan a une position compétitive. La stratégie de développement économique n'est pas une formule mécanique applicable toujours et dans tous les pays. Chaque pays doit redéfinir sa stratégie régulièrement en fonction des ressources nationales et internationales.

D'après le PSDA, le gouvernement doit périodiquement spécifier les activités dans lesquelles l'Afghanistan serait compétitif au niveau international et encourager le secteur privé du pays à investir dans ces activités. Si le secteur privé ne peut procéder à ces investissements, l'Etat devrait alors prendre l'initiative d'investir. Nous pensons qu'en Afghanistan, l'Etat doit privilégier les activités qui nécessitent peu de capitaux et beaucoup de travailleurs afin d'offrir du travail à un plus grand nombre de personnes.

2. Les mines constituent une grande richesse naturelle de l'Afghanistan. Le PSDA estime que dans le secteur minier l'Afghanistan peut être compétitif au niveau mondial. Toutefois, l'exploitation des ressources minières peut exiger beaucoup de capitaux et l'Etat risque de ne pas pouvoir les fournir. Aussi, nous pensons que l'Etat devrait privilégier l'exploitation des mines et accorder des participations aux investisseurs étranger dans l'extraction des ressources minières et dans les industries associées. L'Etat devra veiller à ne pas accorder des privilèges exorbitants aux investisseurs étrangers. Ces privilèges doivent correspondre aux besoins économiques du pays. L'Etat doit également veiller à ce que les compagnies multinationales ne nuisent pas à l'environnement en Afghanistan.

Les ressources naturelles de l'Afghanistan peuvent nous permettre de concurrencer d'autres pays dans certaines activités industrielles , mais ces pays ont une large avance sur nous et il est possible que nous devrions produire à perte pendant les premières années. Le PSDA estime que pour les activité industrielles où nous avons une chance de concurrencer les autres, l'Etat doit prendre le risque de produire, fût-ce à perte, jusqu'à ce que ces industries atteignent un niveau de maturité suffisant pour affronter la concurrence. Ainsi nous exploiterons au mieux nous ressources naturelles pour accélérer notre développement économique.

3. L'Afghanistan est un pays agricole et les paysans représentent plus de 80% de la population. La politique de l'Etat concernant les terres, l'agriculture et la paysannerie joue un rôle important dans le développement économique du pays. Les terres agricoles exploitables sont peu nombreuses au regard de la population de l'Afghanistan, mais il existe de nombreuses possibilités pour irriguer et rendre exploitables de nouvelles terres. Le PSDA privilégie ce type de projets. Les statistiques montrent que la concentration des propriétés terriennes est faible en Afghanistan. Le PSDA pense que la redistribution des terres ne peut régler les problèmes des paysans afghans car la majorité des paysans ne pourront pas obtenir suffisamment de terre pour leur assurer un niveau de vie moyen. Le découpage des terres en petites parcelles rend difficile l'utilisation des moyens technologiques agricoles modernes et nuit à la productivité. Le découpage des terres en petites parcelles ne permet pas d'élever le niveau de vie des paysans. La possession d'une faibles superficie de terre met le paysan dans une situation inconfortable où il ne peut ni se satisfaire de sa production pour vivre, ni se résoudre à abandonner la terre. Le PSDA pense que pour résoudre les problèmes économiques de nos paysans, il faut d'une part augmenter la rentabilité à l'hectare des terres cultivables et d'autre part diminuer le nombre de travailleurs agricoles en les attirants vers le secteur industriel.

Les paysans constituent une minorité dans les pays développés. Nous pensons qu'un nombre important des paysans afghans et de leurs enfants doivent être engagés dans les secteurs non agricoles de l'économie. Nous voulons que l'agriculture afghane acquière un caractère marchand, que de grandes fermes soient constituées, que les nouvelles technologies agricoles soient mises en œuvre et que la production agricole augmente. De notre point de vue, une telle politique est bénéfique pour les travailleurs agricoles, pour les propriétaire terriens et pour l'économie nationale.

Le PSDA pense qu'une partie des surplus agricoles doivent appartenir aux agriculteurs et une partie au propriétaires terriens. Il propose que les paysans constituent leurs propres syndicats afin que les propriétaires ne les écartent pas injustement du travail. Nous pensons que ces changements auront un impact positif sur le niveau de vie des agriculteurs. De même, nous pensons que la protection de leur propriété incitera les propriétaires terriens à investir pour augmenter la productivité. Ces changements aboutiront à accélérer le développement économique du pays.

Le PSDA engage le gouvernement à déterminer les produits agricoles pour lesquels l'Afghanistan peut concurrencer les autres pays et à inciter les agriculteurs et les compagnies commerciales à exporter ces produits. Le gouvernement a le devoir de chercher, tout au moins dans un premier temps, des marchés internationaux pour les produits agricoles de l'Afghanistan. Ces questions nécessitent des études sérieuses et une planification générale, mais d'ores et déjà on peut avancer que le climat de notre pays est un atout pour la production des fruits et que l'Afghanistan peut concurrencer les autres pays dans ce secteur. Nous pensons que l'Afghanistan peut devenir un centre important de production de fruits dans la région. Le PSDA est favorable au développement des projets commerciaux liés à la production fruitière. Nous sommes certains que cette politique aura des répercutions positives sur la vie économique de nombreux producteurs et sur le développement économique du pays.

4. Le PSDA encourage les investissements étrangers en Afghanistan. L'accroissement de l'activité économique et l'amélioration du niveau de vie de notre peuple demande d'importants capitaux. Nous encourageons, plus que tout autre, les capitalistes afghans à investir dans les divers secteurs de l'activité économique du pays, mais nous savons qu'il n'y a pas, à l'intérieur de l'Afghanistan, des capitaux suffisants pour répondre à tous nos besoins de développement. Aussi, devons nous attirer les capitaux étranger. Toutefois, les investisseurs étranger n'accepteront d'engager leurs capitaux dans notre économie que si ils ont la certitude que leurs capitaux seront protégés. Attirer les capitaux étrangers devient de plus en plus difficile car la plupart des pays économiquement en retard ont compris que la fuite des capitaux, qu'ils soient nationaux ou internationaux, nuit au développement économique et abaissent le niveau de vie. Ainsi, aujourd'hui de nombreux pays entrent en compétition pour attirer les investissements étrangers. Pour ces raisons, le PSDA est pour la création de conditions favorables à l'investissement étranger en Afghanistan. Il demande la mise en place de lois protégeant les investissements internationaux. Les compagnies qui investissent en Afghanistan doivent avoir le droit de sortir leurs capitaux et intérêts quand elles le désirent. Nous somme prêts à entrer en compétition avec d'autres pays pour attirer les capitaux étrangers. Le PSDA propose que l'Afghanistan ne soumette pas les capitaux étranger à des taxes supérieures à celles des pays concurrents.

Il appartient au gouvernement d'interdire aux investisseurs étranger d'interférer dans la politique du pays et de ne pas leurs accorder des privilèges économiques non justifiés. Le niveau de privilèges qui permettrait au capitaux étranger à s'investir en Afghanistan, dépend du niveau de développement des industries concernées, de l'intérêt des investisseurs internationaux et de la situation des pays concurrents. Ces conditions ne peuvent pas être déterminées à l'avance et le gouvernement doit prendre les décisions adéquates dans ce domaine.

Naguère les communistes et aujourd'hui certains groupes islamistes se déclarent opposés à l'investissement étranger. Nous estimons que cette position est incompatible avec le développement de l'économie nationale. Certaines formations gauchistes se disent opposé à l'investissement étranger, mais l'encouragent dès qu'ils accèdent au pouvoir. Ces attitudes contradictoires n'ont d'autres conséquences que d'effrayer les investisseurs internationaux.

A cet égard la position du PSDA est claire. Nous voulons attirer l'investissements étranger, qui aide notre développement et nous somme prêts à garantir la sécurité de ces investissements et à entrer en concurrence avec d'autres pays pour attirer les capitaux. Toutefois, si la nationalisation d'un projet particulier financé par des capitaux étranger devient nécessaire nous autorisons l'Etat à nationaliser de tels projets. Néanmoins, pour ne pas nuire à la sécurité des capitaux étranger et pour ne pas effrayer les investisseurs, les détenteurs de telles entreprises seront rétribués à la juste valeur de leur projet, au prix du marché.

Dans les investissements étrangers nous accordons une importance particulière au rôle des afghans vivant hors du pays. Certains afghans qui vivent en Occident, en Australie et au Moyen Orient ont de gros capitaux. Le PSDA les encourage à investir dans les projets économiques de leur pays. Cette politique aura non seulement un effet bénéfique sur l'économie du pays, mais elle permettra aussi de renforcer les liens de ces afghans avec leur patrie.

Lutte des classes

Au niveau mondial, depuis l'apparition de l'idéologie communiste, et dans le tiers monde depuis la seconde guerre mondiale, les partis progressistes déclarent appuyer, directement ou indirectement, leur action sur la lutte des classes. Les partisans de la lutte des classes pensent que les membres de la société se situent dans des classes différentes aux intérêts antagonistes. Le PSDA réfute l'idéologie de la lutte des classes et insiste sur l'unité nationale tout en permettant aux classes sociales de s'organiser dans des associations d'ouvriers et des syndicats professionnels pour défendre, dans le cadre de la loi et de manière pacifique, leurs droits et leurs intérêts respectifs. Bien que les différentes composantes de la société aient des intérêt particuliers nous pensons que les strates sociales, outre leurs intérêts particuliers, ont aussi des intérêts communs. Le PSDA est partisan d'une justice sociale générale et rejette l'idée selon laquelle la justice sociale ne peut transcender les frontières de classe. Nous insistons pour que l'ouvrier et le capitaliste, le paysan et le propriétaire terrien agissent tous pour augmenter la production nationale et que le peuple profite de cette augmentation.

Les syndicats

Le PSDA rejette la lutte des classe mais admet que les différentes strates et couches sociales ont des intérêts particuliers. Il reconnaît, pour toutes les strates, classes et groupes professionnels, le droit de former des associations pour défendre leurs intérêts. Nous pensons qu'il est possible que les intérêts professionnels et économiques de certaines catégories ne puissent pas être assurés de manière juste en dehors de syndicats professionnels. Aussi, encourageons-nous la constitution des syndicats dans le pays. Toutefois, nous devons aussi nous préoccuper des intérêts nationaux. Si les ouvriers et patrons d'une industrie ne parviennent pas à un accord et si les grèves se prolongent, cette situation aura des conséquences néfastes pour l'économie nationale. Dans ces conditions, lorsque les parties d'un conflit ne sont pas en mesure de régler leurs différends, nous pensons qu'il est du devoir de l'Etat d'intervenir dans de tels conflits. L'intervention de l'Etat se fera à travers une instance indépendante dont les décisions devront être exécutées.

Le PSDA pense que pour régler les conflits de classe, le meilleur principe est celui de l'évaluation des évolutions de la production : si la production d'une entreprise augmente, cette augmentation doit être répercutée sur les revenus des salariés. A l'inverse, si la production reste inchangé ou baisse, les salariés ne peuvent prétendre à une augmentation des salaires. L'instance indépendante de règlement des conflits de classes devra élaborer, à cet égard, des réglementations précises.

Rôle de l'Etat dans la garantie de l'emploi

L'activité économique et le niveau de l'emploi dans le pays sont directement liés à la politique économique de l'Etat. Le PSDA s'efforcera d'augmenter le niveau de l'activité économique dans le pays.

Le PSDA pense qu'au delà de la mise en œuvre de projets économiques à l'intérieur du pays, le gouvernement de l'Afghanistan doit s'efforcer de trouver du travail pour un grands nombre d'afghans , en tant que travailleurs hôtes, dans les pays amis. Réussir dans une telle mission permettra non seulement d'améliorer la situation économique d'un certain nombre de travailleurs afghans, mais aura aussi des effets positifs sur l'économie nationale par le biais de l'argent qu'ils envoient au pays. Le PSDA estime qu'il existe un sentiment assez favorable au travailleurs afghans dans les pays arabes riches. Le gouvernement de l'Afghanistan devra mettre à profit ce sentiment et assurer un emploi dans les pays arabes producteurs de pétrole pour un grand nombre d'afghans. La même politique devrait être poursuivie avec certains pays occidentaux.

Economie et éducation

Le PSDA souhaite établir un lien étroit entre le système éducatif du pays et le besoin en personnel qualifié dans l'économie. traditionnellement ce lien est très faible en Afghanistan. L'université formait essentiellement du personnel administratif tandis que les diplômés des secteurs professionnels ne pouvaient pas trouver un emploi correspondant à leur formation.

Le PSDA est favorable à la création de nombreuses écoles de formation professionnelles par exemple dans les métiers du bâtiment, la menuiserie, l'électricité, la plomberie, la confection, l'hôtellerie, la mécanique auto etc. à la suite des études secondaires. Il met l'accent sur la qualité des études supérieures.

Politique fiscale

La fiscalité joue trois rôle dans l'économie nationale : assurer une source de revenu pour le gouvernement, modifier la répartition des ressources nationales et renforcement de certains secteurs de l'économie nationale.

Comme la terre constitue la principale source de revenu en Afghanistan, le PSDA pense que les impôts fonciers doivent constituer l'élément principal des finances de l'Etat. Afin d'apporter des changements bénéfiques dans la répartition des revenus de la terre, le PSDA préconise l'imposition progressive des terre.

En Afghanistan, les richesses naturelles comme les mine, le pétrole, le gaz, les forêts et les terres qui n'ont pas de propriétaire appartiennent à l'Etat. L'Etat peut tirer une partie de ses revenus de ces richesses naturelles.

En outre, l'Etat peut imposer des taxes sur les importations. Toutefois, pour introduire des changement favorables à la répartition des ressources nationales, le PSDA est favorable à un niveau de taxation élevé sur l'importation des bien de consommation de luxe et d'un niveau de taxation très faibles sur les biens de première nécessité.

D'une manière générale, le PSDA est partisan de l'impôt progressifs mais puisqu'en Afghanistan, la plupart des échanges s'effectuent à l'aide de l'argent liquide, pour une période encore longue, l'Etat ne sera pas en mesure d'évaluer précisément le revenu des personnes, nous devons mettre en œuvre ce principe pour l'imposition des terre et des importations. De même, le PSDA insiste sur l'équilibre entre les revenus et les dépenses de l'Etat. Il n'est pas nécessaire que chaque année les revenus et les dépenses de l'Etat soient égaux, mais nous nous opposons au déficit budgétaire chronique.

Politique monétaire

Le PSDA souhaite la stabilité monétaire en Afghanistan. La stabilité monétaire est indispensable pour la planification économique. Une forte inflation réduit le niveau de confiance du peuple, ce qui nuit à une planification rationnelle et à la croissance de l'activité économique. Dans les pays économiquement en retard, la cause principale de l'inflation est l'émission irresponsable de la monnaie. L'inflation des dernières années dans notre pays est due à ce genre de politiques irresponsables. Le PSDA insiste sur le fait qu'à l'avenir les gouvernements futurs doivent avoir une forte discipline fiscale et monétaire et qu'ils ne doivent pas autoriser une inflation annuelle supérieure à 10%.

Résumé

Le PSDA est favorable à une économie mixte. Nous voulons un secteurs privé qui repose sur les principes du marché. Nous respectons la propriété privée et nous pensons que l'Etat doit entreprendre les efforts nécessaires pour la sauvegarder. A côté d'un secteur privé fort, nous voulons aussi un secteur public agissant. L'Etat doit investir dans les projets qui n'intéressent pas le secteur privé. Dès que le secteur privé se montre intéressé par l'investissement dans ces projets, ils devront être cédés aux investisseurs privés au prix du marché.

Nous reconnaissons à l'Etat le droit de monopole sur certaines productions et commercialisations, mais nous pensons que l'Etat doit faire valoir ce privilège dans les seuls cas où le monopole sert les intérêts de la société, il doit empêcher que des bureaucrates utilisent pour des intérêts illégitimes les monopoles de l'Etat.

Le PSDA exige que les gouvernements afghans révisent régulièrement, après quelques années, les stratégies de développement économique. Nous favorisons le développement des industries dans lesquelles l'Afghanistan peut avoir une position compétitive. Nous pensons que, par rapport au nombre de la population, les terres arables sont rares en Afghanistan et que la redistribution des terres ne peut régler les problèmes de nos paysans. Nous voulons que les terres soient gérées comme des entreprises commerciales. Selon nous les travailleurs agricoles , aussi bien que les propriétaires terriens, doivent s'efforcer d'améliorer le rendement des terres agricoles. Le produit de cette amélioration devra ensuite être partagé entre les paysans et les propriétaires terriens.

Le PSDA estime que le climat de l'Afghanistan est plus favorable que les autres pays pour la production de fruits. Ce point doit être intégré dans les stratégies de développement économique.

Le gouvernement doit agir énergiquement pour l'extraction des mines. Il doit, dans ce secteur, préparer le terrain pour attirer les investissements étrangers.

Le PSDA ne croit pas en la lutte des classes, mais reconnaît aux gens le droit de constituer des syndicats pour sauvegarder leurs intérêts de classe. Il veut que les liens entre l'éducation et l'économie soient renforcé.

Le PSDA est favorable à une fiscalité progressive, à l'équilibre budgétaire et à la stabilité monétaire.

Affaires sociales et culturelles

Culture

La culture afghane appartient à la vaste culture islamique. Les croyances islamiques ont une position prédominante dans la culture afghane. La culture islamique constitue notre lien avec les musulmans du monde entier. Le PSDA s'efforce à maintenir la permanence des croyances islamiques dans notre culture et à renforcer nos relations culturelles avec le monde musulman. Toutefois, au delà de l'Islam notre culture possède des particularités afghanes. Le PSDA est fier des caractéristiques afghanes de notre culture et veut renforcer les particularités proprement afghanes dans notre culture. Bien que notre culture islamique et afghane constitue notre identité, le développement des sciences et des technologies fait que toutes les nations du monde ont des liens culturels forts. Toutes les cultures ont été influencées par cette culture universelle. Certaines organisations politiques afghanes pensent que nous devons nous tenir à l'écart des cultures non islamiques et choisir l'isolement ou déclarer notre hostilité à ces cultures. Le PSDA est en faveur de l'élargissement de nos liens culturels avec les civilisations mondiales et rejette l'isolement culturel et l'hostilité aux autres cultures. Nous soutenons le principe de maintenir des liens profonds avec d'autres cultures, en revanche nous voulons empêcher les déviances culturelles inspirées de l'occident dans notre pays.

Le développement des langues

La société afghane est constituée de diverses ethnies. Le PSDA souhaite que les ethnies afghanes sœurs restent fidèles à leur identité afghane tout en préservant leurs spécificités ethniques. Dans la société nationale, tous les individus doivent avoir des droits et des devoirs égaux.

Le PSDA est favorable au développement de toutes les langues du pays, mais reconnaît le pachto et le dari comme seules langues officielles dans l'administration et considère le pachto comme langue nationale du pays. Bien que la plupart des gouvernements précédents reconnaissaient le pachto comme langue officielle et nationale et bien que le pachto soit la langue de la majorité, cette langue n'était pas d'un usage courant dans les affaires administratives. Le PSDA considère pose en principe la généralisation du pachto dans les sphères gouvernementales et non gouvernementales.

Le PSDA reconnaît à tout citoyen de l'Afghanistan le droit d'occuper, par des voies légitimes, toutes les fonctions gouvernementales à la conditions qu'il puisse s'exprimer dans les deux langues (pachto et dari). A cet égard, nous dénonçons les échecs des gouvernements précédents.

Les droits des femmes

Le PSDA estime qu'en Afghanistan les droits des femmes sont piétinés depuis toujours. Il exige la protection des droits des femmes dans les domaines politique, économique et social.

Les femmes doivent avoir le droit de vote et d'être candidates aux postes gouvernementaux. Les femmes ont le droit de travailler et d'obtenir en échange de leur travail une rémunération juste, en égalité avec les hommes.

Si l'Etat peut créer des institutions spécialisées dans lesquelles les femmes pourront être employée, cela nous paraît acceptable mais les femmes ne doivent pas être privées du droit au travail sous prétexte qu'il n'existes pas des entreprises spécialisées pour employer les femmes. De même, les femmes, à l'égal des hommes, ont le droit à l'enseignement. si le gouvernement peut créer des institutions spécifiques pour l'éducation des femmes cela nous paraît acceptable, mais sous prétexte qu'il n'existe pas d'institutions spécifiques, les femmes ne doivent pas être privées du droit à la formation.

Par ailleurs, en accord avec les principes de la sainte religion musulmane, nous jugeons indispensable le consentement des femmes pour le mariage.

Nous dénonçons la position des certaines formations politiques vis a vis de la condition féminine. Les propos et les agissements de ces formations montrent qu'il veulent spolier les femmes de leurs droits. Nous estimons que ce point de vue est injuste et inacceptable.

Education

Au delà de l'égalité des droits, le PSDA croit en l'égalité des chances pour les individus. Dans les pays riches les gouvernements qui favorisent l'égalité des chances apportent une aide financière aux familles nécessiteuses afin que leurs enfants puissent entrer dans la compétition avec les autres. Malheureusement le gouvernement afghan, du fait de la faiblesse de son économie, ne peut pas convenablement aider les pauvres. Heureusement l'éducation joue un rôle important dans l'égalité des chances et même dans les pays pauvres les gouvernements ont la possibilité d'aider les déshérités dans le cadre de l'éducation. En Afghanistan le PSDA est favorable à l'éducation généralisée et gratuite. Nous soutenons l'école publique mais nous autorisons aussi les écoles professionnelles privées (réparation automobile, informatique, électricité, plomberie, hôtellerie,…)

Nous pensons que la finalité de l'enseignement primaire est l'alphabétisation et un premier apprentissage des sciences et connaissances religieuses. Les écoles secondaires ont pour but la formation des travailleurs qualifiés tandis que l'éducation supérieure vise généralement à enseigner les sciences et à former du personnel qualifié pour les différents secteurs de l'économie. L'enseignement universitaire doit être en rapport avec l'économie du pays. Le PSDA insiste d'avantage sur la qualité de l'enseignement et sur l'aspect pratique des sciences plutôt que sur l'aspect théorique. Nous pensons qu'une éducation de mauvaise qualité et sans rapport avec l'économie n'est pas utile pour le développement économique du pays et peut même créer l'insécurité politique.

Outre la généralisation des sciences et des formations professionnelles, l'éducation favorise le renforcement des valeurs. Le PSDA exige que le système éducatif inculque aux élèves et aux étudiant les valeurs islamiques, patriotiques, d'unité nationale, de démocratie et des droits de l'homme.

Le PSDA reconnaît la légitimité de la science et s'oppose aux groupes qui veulent soumettre la science à l'idéologie. Certaines organisations politiques afghanes veulent que la recherche scientifique soit conduite dans un cadre idéologique et veulent que les nominations et les avancements des savants soient soumis à des critères idéologiques. Le PSDA s'oppose à ce genre d'interventions dans les affaires scientifiques. Nous accordons aux savants une liberté totale de recherche et nous pensons que leur imposer des limitations va à l'encontre de la connaissance.

Santé, alphabétisation et aide aux déshérités

Le PSDA favorise le développement des facilités de médecine curative dans le pays. Nous voulons que dans chaque sous préfecture il y ait un hôpital publique ou à défaut, des cliniques. Parallèlement nous voulons aussi développer la médecine préventive. Nous favorisons également l'assainissement de l'environnement.

Le PSDA attache une grande importance à l'alphabétisation et favorise fortement la lutte contre l'illettrisme. Il faut créer, partout dans le pays, des cours d'alphabétisation pour les adultes.

Nous demandons aussi que des aides matérielles soient accordées aux orphelins et aux veuves des martyrs de la Djihad (guerre sainte).

Art, littérature et sport

Le PSDA favorise le développement au niveau national de l'art de la littérature et de la musique. Nous dénonçons les oppositions injustifiées à l'art, à la musique et aux jeux sportifs.

Résumé

Le PSDA confirme la position dominante des croyances islamiques dans la culture de l'Afghanistan et se glorifie des particularité afghanes de cette culture. Il veut le développement des relations avec les autres cultures et avec la civilisation mondiale.

Le PSDA favorise le développement de toutes les langues du pays mais reconnaît le pachto et le persan comme seules langues officielles du pays et considère seul le pachto comme langue nationale. Il favorise la généralisation du pachto dans les sphères gouvernementales et non gouvernementales.

Le PSDA veut préserver les droits politiques, sociaux et économiques de femmes. Les femmes doivent avoir le droit de vote et le droit de se porter candidates aux postes gouvernementaux. Elle doivent bénéficier d'une rémunération égale avec celle des hommes pour un travail égal. A l'égal des hommes, les femmes doivent bénéficier des conditions favorables d'éducation.

Le PSDA favorise l'enseignement gratuit pour tous. En ce qui concerne l'éducation supérieure, le PSDA met en avant la qualité des études et l'aspect pratique de la science. Il veut que le système éducatif de l'Afghanistan forme les élèves et les étudiants dans le respect des valeurs islamiques, patriotiques, nationalistes, unitaires, démocratiques et humanitaires.

Le PSDA croit en la légitimité de la science et de la raison. Il reconnaît pour les savants le droit d'effectuer librement des recherches. Il s'oppose aux limitations idéologiques imposées à la recherche scientifique.

Notre parti favorise le développement de l'art, de la littérature, de la musique et des jeux sportifs.

Le PSDA estime que la réalisation des valeurs politiques, économiques et sociaux ci-dessus permettra de construire une société islamique, nationale, démocrate et avancée. Nous pensons qu'une telle société correspond aux vœux de tous le peuple. Une telle société aura des ennemis intérieurs et extérieurs. Le PSDA invite les citoyens qui veulent l'émergence d'une société islamique, nationale, démocrate et développée en Afghanistan à devenir membres de ce parti et à lutter à nos côtés.

Vive l'Afghanistan

Succès pour notre mouvement


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